09 avril 2008

Tréca 1 million d'euros

Le patron de Tréca confirme que le maire de Beaugency a donné son accord avant les élections du 9 mars 2008.

Il y a quelque chose qui devrait intriguer le lecteur dans le compte rendu du CCE de TRECA du 25 mars 2008 où on peut lire :

« Monsieur Silberman confirme que le maire de Beaugency a donné son accord de principe pour l’achat du terrain où se situe actuellement l’atelier relaxation. La vente du terrain côté relaxation devrait apporter environ 1 million d’euros. »

Il n’y a aucune raison de mettre en doute les affirmations de Tréca.
Il est même probable que cette certitude résulte du fait que cette entreprise détient un engagement signé, a priori, par le Maire de Beaugency car jamais cette entreprise n’aurait pris le risque d’une telle déclaration.

Or le Maire ne peut détenir le droit de signer un tel engagement financier que du Conseil Municipal. Cependant, nous savons que l’ancien Conseil n’a rien approuvé de tel et que le nouveau vient juste de s’installer.

Deux hypothèses sont à envisager :
Soit ce document n’existe pas et alors pourquoi l’entreprise Tréca nourrit-elle cette certitude ?
Soit ce document existe sans réserve mais puisqu'il n’a pas été validé par le Conseil Municipal, il est illégal.

Un tel document serait donc un faux et toute validation « après coup » mériterait que soit vérifié si cela n’engage pas la responsabilité juridique de chaque Conseiller Municipal.

04 avril 2008

Tréca info ou intox ?

A la demande de M. Bourdin, le 27 mars 2008 une heure avant le conseil municipal, s'est tenu une commission générale d'urgence à huis clos concernant le développement économique de Beaugency. On y parla uniquement de Tréca.

Le devoir de réserve nous impose de ne pas révéler les propos échangés durant cette commission et nous ne le ferons pas. Nous dirons seulement qu'en conclusion il nous a été expressément demandé de ne pas parler de Tréca ni sur nos blogs, ni au conseil municipal (car aucune réponse ne nous serait donnée), la raison invoquée était le souci de protéger les négociations en cours.

A ce propos, il semble que ce soit la publication in extenso d'un PV de réunion Tréca du 6 mars 2006 sur le blog de Beaugency-Demain qui soit à l'origine de l'urgence de cette commission.

Toutefois, Monsieur le Maire s'étant lui-même largement fait l'écho du développement de Tréca dans la République du Centre des 30 janvier (lire l'article rep-centre-30janvier2008.jpg) et 22 février 2008 (lire l'article rep-centre-22fevrier2008.pdf) et dans son journal de campagne ainsi que sur Radio Bleue, la veille de cette commission générale d'urgence, cette demande de silence absolu était déplacée.

Notre devoir de conseillers municipaux est de contrôler l'action du Maire et de vérifier les renseignements qu'il nous a fournis oralement (et seulement oralement) durant cette commission générale d'urgence.
Nous avons donc contacté Tréca pour faire le point sur la situation actuelle. Voici ce qu'il en est, vu de l'intérieur :

Pour la première fois depuis plusieurs années les comptes Tréca France sont équilibrés. Ils sont passés d' 1,5 million d'euros de perte en 2006 à une prévision de 300 000 euros de bénéfice en 2007.

Le personnel de l'usine Tréca Beaugency n'atteignant pas le quota de 300 personnes, les comptes qui lui sont spécifiques ne lui sont pas communiqués.

Il apparaît qu'un tel redressement serait le fruit des efforts du groupe Sumitomo Rubber Industry (ancien actionnaire) et du groupe Cauval l'actionnaire actuel.
Tréca est en pleine restructuration (modifications de statuts juridiques, de procédés industriels, etc.)

En ce qui concerne Tréca Beaugency voici les projets en cours :

L'industrie
Le groupe Cauval entend faire sous-traiter à l'étranger une partie des sommiers dite TPR (tête et pied relevables) et favoriser et augmenter la fabrication des matelas et sommiers Tréca haut de gamme (meilleur taux de rentabilité).

Les bâtiments
- Réduction des coûts de fonctionnement en abandonnant le site de Meung de Loire dont les bâtiments sont loués à l'entreprise Boulet et en supprimant les navettes de transport entre Meung et Beaugency.
- A Beaugency, construction d'un bâtiment de stockage, après destruction du pavillon et du parking situés entre les bâtiments " matelas " et " sommiers " (partie gauche en allant vers Blois).
- Vente du terrain et de l'atelier " relaxation " (partie droite en allant vers Blois) à la municipalité de Beaugency.

Début des travaux : janvier 2009.
Fin des travaux : 1er trimestre 2010.

Les hommes
Sur la totalité du personnel, une douzaine de départs à la retraite auront lieu d'ici fin 2008. Ces départs seront compensés par une partie du personnel travaillant au TPR (35 personnes en tout).
Les 7 ou 8 personnes travaillant sur le site de stockage de Meung seront rapatriées à Beaugency.

A terme, le site de Beaugency sera le seul à détenir le nom de la marque Tréca. A ce titre il en deviendra le siège social sans autre extension de bâtiments et sans embauches supplémentaires.
Le site de Reichshoffen, en Alsace, est devenu Valrêve
Le site de Bourg de Thizy, dans le Rhône, deviendra Valpro

Il s'agit là de projets, pas de promesses. En tout état de cause, si ces projets sont menés à terme il n'y aura pas de débauchage du personnel (embauché en CDI) de Tréca Beaugency à court terme.

Voilà beaucoup de " si " pour un simple projet, somme toute très a minima, en tout cas loin des perspectives lues et entendues ici et là.

S'il ne nous appartient pas de commenter plus avant les choix stratégiques d'une entreprise bénéficiaire nationalement grâce au jeu de la consolidation, nous avons, dans le cadre de notre mandat, l'obligation de nous interroger sur l'utilisation des investissements communaux.
Nous venons de lire sur le blog Beaugency-Demain un autre compte-rendu de réunion Tréca tenue le 25 mars 2008 où il apparaît que le Maire de Beaugency aurait donné son accord de principe pour l'achat du terrain et des bâtiments (coté droit en direction de Blois) pour la somme d'1 million d'euros (soit 6.500.000 francs) afin d'en faire un parking et une pépinière d'entreprises.
Ce terrain présente la particularité d'être soumis à des infiltrations et remontées d'eau régulières depuis toujours. Il sera donc fort coûteux de le remettre en état.

Sachant qu'une ville de la taille d'Orléans a su bâtir une pépinière neuve pour 700.000 euros, on peut se demander pourquoi, à Beaugency, il faudrait payer un prix exorbitant pour des locaux anciens, inadaptés aux besoins prévus, qui nécessiteront de nombreux aménagements.
On peut se demander :
Quelle est la valeur réelle de ce terrain ?
Par qui a-t-il été expertisé ?
Avons-nous besoin d'un parking si loin du centre ?
Ne s'agit-il pas d'une subvention déguisée ?

Le Maire devra donner des explications et fournir des justificatifs.